Une voiture à Paris ? Oui, mais sans les inconvénients du stationnement, du coût ou de l’entretien ! C’est la solution de l’autopartage. La Mairie de Paris soutient ce nouveau mode de transport alternatif en créant un label « Autopartage Paris ». De plus, afin d’améliorer le service, la Ville a réuni les acteurs de l’autopartage lors d’une journée d’échange d’expériences. Découvrez une nouvelle manière de se déplacer en ville !
Un label pour organiser l’autopartage à Paris

Le label
La Ville de Paris a décidé de créer les conditions favorables au développement rapide de l’autopartage, véritable « chaînon manquant » d’un bouquet de services de transport. Pour cela, le Conseil de Paris a voté le 13 février 2007 l’attribution d’un label « Autopartage, label Paris ». Ce label est défini par différents critères qui permettent d’encadrer le service d’autopartage en garantissant que les caractéristiques des services soient cohérentes avec les objectifs de maîtrise des déplacements motorisés, et à les rendre accessibles au plus grand nombre. Cette démarche a d’ailleurs été labellisée dans le cadre de la démarche Agenda 21 de la Ville de Paris.
Pourquoi un label pour l'autopartage ?
Les opérateurs labellisés
En savoir plus : Caisse Commune, Mobizen et Okigo.
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Autopartage, covoiturage : quelles différences ? Nouveau service à la mobilité, l’autopartage correspond à l’utilisation successive d’un même véhicule par différents usagers, inscrits préalablement auprès d’un opérateur qui gère une flotte de véhicules partagés. Ces voitures sont disponibles 24h sur 24 en « libre-service », pour des déplacements courts et occasionnels. Ce nouveau système en plein essor incite l’usager à rationaliser ses trajets et donc à diminuer les kilomètres parcourus. En effet, la facturation au déplacement comprend le coût du carburant, des assurances, de l’entretien… Une voiture d’autopartage remplace entre 5 et 8 véhicules privés ! L’autopartage est donc un mode de transport différent mais complémentaire du covoiturage.
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Les expériences d’autopartage

Journée d'échanges à Paris
La Ville de Paris, en partenariat avec l’ ADEME, le GART, l’ARENE Ile de France et le CERTU, a organisé le jeudi 15 novembre 2007 une journée nationale sur l’autopartage. Cette journée avait pour objectif principal de réunir tous les acteurs de l’autopartage afin d’échanger sur les expériences parisiennes, régionales mais aussi étrangères.
Lors de cette journée, les résultats de l’étude menée par la Ville de Paris en partenariat avec l’ADEME ont été présentés, et plusieurs débats ont porté sur la valorisation de la pratique de l’autopartage. Cela a été l’occasion de considérer différentes pistes de réflexion en vue du développement de l’autopartage.
Quelques idées ont ainsi été lancées pour promouvoir l’autopartage et ses bénéfices tant pour l’usager que pour la collectivité :
Faire en sorte que le service soit mieux connu des usagers potentiels : 60% des Parisiens n’ont jamais entendu parler d’autopartage et 92% ne connaissent pas vraiment sa définition !
L’organisation du service par les pouvoirs publics et notamment le soutien du développement au niveau législatif : aujourd’hui en France, aucune législation nationale n’existe sur l’autopartage.
A plus long terme, la mise en place de partenariats avec les réseaux de transports en commun : disposer d’un pass unique pour utiliser un bouquet de transport semble être une solution pour assurer la complémentarité avec les autres modes de transports.
Les intervenants ont abordé le thème de l’exemplarité des collectivités : pourquoi ces dernières ne mettraient-elles pas leurs véhicules à disposition d’autopartageurs lorsqu’ils ne sont pas utilisées pour des raisons de service ?
Enfin, le dernier point évoqué en terme de promotion de l’autopartage reste la création d’un réseau national : doublé d’une législation, un réseau national des acteurs de l’autopartage impulsera le développement du service…
Les résultats de l’étude
Le dossier remis aux participants de la journée
Les actes de la journée d’échanges
Expériences étrangères
L’expérience québécoise et Nord américaine
Un service d’autopartage est offert à travers le Québec par Communauto, le plus ancien service d’autopartage nord-américain, fondé en 1994. Aujourd’hui Communauto compte plus de 13 500 abonnés et un parc automobile de 700 véhicules au Québec, dont 535 à Montréal.
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L’expérience suisse
Avec aujourd’hui 75 000 clients, 2000 véhicules de 10 catégories différentes, et 1050 emplacements couvrant l’ensemble du territoire national, la Suisse est incontestablement le modèle de développement à grande échelle et de façon rentable d’un service d’autopartage. Le service existe depuis 1987 et il est offert sur tout le territoire par la coopérative Mobility qui a pour but « d’exploiter des véhicules de tous types en ménageant l’énergie, les matières premières et l’environnement ».
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L’expérience britannique
Au Royaume-Uni, l’autopartage est offert par différents opérateurs privés qui sont fédérés au niveau national par une association à but non lucratif du nom de Carplus. L’objectif de Carplus est de créer un réseau national d’autopartage, intégré aux autres modes de transport et accessible à tous.
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Les perspectives de développement de l’autopartage

Des services d’autopartage sont déjà en place dans plusieurs villes, la croissance de développement est forte en France comme à l’étranger.
Dans ce contexte, la Ville de Paris mène une réflexion sur la manière de valoriser et développer ce service afin qu’il devienne un réel mode intégré à une offre de transports multimodale.
La Loi Roland Ries
C’est dans cette perspective de développement que le projet de loi du sénateur Roland Ries prend toute son importance. En effet, une loi permettant de lever les obstacles juridiques et facilitant ainsi l’implantation de stations d’autopartage, tout en réglementant les relations avec les opérateurs, s’avère de plus en plus nécessaire.
C’est pourquoi, la proposition de projet de loi sur l’autopartage du sénateur Roland Ries, d’ores et déjà adoptée par le Sénat, a été transmise à l’Assemblée Nationale début juillet 2007.
Les autres pistes
En plus d’un encadrement juridique, d’autres pistes de réflexions ont été proposées lors de la journée d’échanges organisée par la Ville de Paris.
La première concerne la concrétisation d’un label national. Une telle marque identifiant le service sur tout le territoire permettrait non seulement d’augmenter la visibilité du service ainsi que sa reconnaissance, mais aussi de crédibiliser l’offre grâce à des critères de qualités qui seraient les mêmes pour tous.
La deuxième piste à explorer est la communication. En effet, l’étude commandée par la Ville de Paris et l’ADEME sur l’autopartage rappelle que seules 8% des personnes interrogées (Parisiens) connaissent le service et son fonctionnement. Il semble donc essentiel de rappeler ce qu’est l’autopartage, son fonctionnement et ses avantages pour les usagers. Cela permettrait non seulement de faire connaître le service encore très peu identifié à ce jour mais aussi de valoriser la pratique.
Ces pistes de réflexion pourraient mener l’autopartage à devenir un service totalement complémentaire aux autres modes de transports (transports en commun, vélo…) afin d’offrir aux usagers un réel bouquet de services adaptés à chacun de leurs besoins en matière de déplacements.
Retrouvez toutes les informations sur l’autopartage sur www.deplacements.paris.fr |








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