La Mairie de Paris lance une nouvelle campagne d'information pour rappeler à chacun la nécessité de faire attention à tous les usagers de l'espace public, et plus particulièrement aux plus fragiles. Aujourd'hui de nombreux boulevards, rues, places, trottoirs… ont été aménagés par la ville, pour le confort et la sécurité de tous. Mais la sécurité sur l'espace public, c'est avant tout l'affaire de tous. Chacun dans son comportement individuel sur la route, en voiture, en deux roues, à pieds doit veiller à faire attention aux autres. A Paris depuis 2001, le nombre d'accidents corporels et de décès a sensiblement baissé. Mais ces résultats encourageants ne doivent pas pour autant nous inciter au relâchement, bien au contraire ! L'année 2005 n'a pas été très bonne : le nombre d'accidents a augmenté de 2%. Alors agissons tous pour que l'espace public devienne plus sûr pour chacun.

 

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A Paris, plus de 3 660 000 déplacements sont effectués à pieds chaque jour, soit plus d'1 déplacement sur 2. La marche est donc le principal mode de déplacement de la capitale.

Affiche

Chacun en a fait l'expérience : quand on est soi-même piéton, on râle après les automobilistes indélicats, et si on est automobiliste, on râle après les piétons qui tardent à traverser ou qui franchisent la chaussée hors des passages qui leur sont réservés... pourtant, on ne le répètera jamais assez : les piétons sont les plus fragiles. Aucune carrosserie, aucun pare choc ou casque ne les protège en cas de collision. Et parmi les piétons, les personnes âgées sont les plus vulnérables : il arrive qu’elles voient et entendent moins bien, traversent plus lentement... Ce sont donc aux autres de faire attention à elles. Les chiffres démontrent la très grande vulnérabilité des seniors : en 2005, 14 piétons âgés de 60 ans et plus ont été tués, soit 61% des piétons tués. 50% d'entre eux avaient 80 ans et plus.

« Hep, t'es pas à ta place ! » : une sensibilisation tout en douceur

Hep t'es pas à ta place !

La Mairie de Paris et les partenaires du projet du tramway ont lancé le long du parcours du tramway T3 l'opération « Hep, t'es pas à ta place ! ». Le principe : une « vitrophanie électrostatique » déposée sur le pare-brise des voitures mal stationnées afin de rappeler qu'utiliser les pistes vélos ou les trottoirs comme aires de stationnement met en danger les autres utilisateurs des boulevards (piétons, poussettes, cyclistes...). En outre, ces incivilités provoquent des dégradations coûteuses pour toute la collectivité. Cette opération de sensibilisation originale sera renouvelée dès le 7 septembre.

Lire le communiqué de presse

 

A savoir

•  La signalétique « chantier »

Afin de sécuriser les trajets des piétons en période de travaux, la Mairie de Paris a mis en place une signalétique «  chantier » en complément de la signalétique réglementaire. Des panneaux sont positionnés sur les barrières de chantier afin que les piétons identifient rapidement les cheminements protégés qui leur sont réservés.

•  Le kit pédagogique

L'arrivée du tramway sur les boulevards des Maréchaux sud en décembre prochain implique des changements d'habitudes pour les piétons. L'une des ambitions du kit pédagogique « Ca tram pour moi » est d'aider les enfants à adopter de nouveaux réflexes. Distribué dans les écoles des 13, 14 et 15e arrondissements, ce kit a été conçu par la ville de Paris et la RATP.

•  Faciliter les traversées

Pour sécuriser la traversée des personnes déficientes visuelles, la Ville a équipé 1564 traversées de chaussée de dispositifs sonores en 2005, soit un total de
3 128 feux sur 444 carrefours. Pour les personnes à mobilité réduite, 33 400 trottoirs ont été abaissés.


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Vélo


Le vélo est un moyen de transport pratique et non polluant particulièrement adapté aux déplacements urbains. C'est donc en toute logique que le nombre de cyclistes augmente chaque année : + 48 % depuis 2001 à Paris.

La Ville agit pour que le vélo reconquiert les rues de la capitale en toute sécurité : en 2005, plus de 34km d'aménagements cyclables ont été créés, et 11,7km améliorés, portant ainsi le total de linéaire cyclable à plus de 327 km. Boulevards des Maréchaux sud, Espaces Civilisés, Quartiers Verts, tous les nouveaux aménagements de l'espace public facilitent les déplacements des cyclistes. Mais leur sûreté dépend essentiellement de la prudence et du respect de tous car ces usagers sont vulnérables : en 2005, les accidents corporels impliquant un cycliste étaient en hausse de 8% par rapport à 2004 et représentaient 7% du total des accidents de la circulation à Paris (autant qu’en 2004).

A noter tout de même que la gravité des accidents à vélo est plus faible à Paris qu'au niveau national, en raison des vitesses pratiquées par les usagers de l'espace public.

Roulez tranquille !





Roulez tranquille

•  A vélo, l'essentiel est de bien voir et surtout d'être vu : la nuit faites fonctionner votre éclairage et adoptez vêtements et accessoires réfléchissants.

•  A l'avant du vélo, optez pour un rétroviseur et à l'arrière, pour un « écarteur de danger ».

•  Pour ne pas mettre les piétons en danger, évitez de rouler sur les trottoirs hors des pistes cyclables et garez votre vélo dans les emplacements spécifiques dotés de points d'attache.

•  Un casque peut être utile en cas de chute, en particulier pour un enfant qui n'a pas toujours les bons réflexes pour se protéger.


Automobilistes attention !

Quand vous circulez, prenez garde à ne pas serrer trop près un cycliste en le doublant ou de lui couper la priorité en bifurquant : en ville, il faut s'écarter d'un mètre (1,5 m hors agglomération) pour dépasser un vélo. Une fois garé, ayez le réflexe de regarder dans votre rétroviseur pour ouvrir votre portière et, bien évidemment, évitez de vous arrêter sur un aménagement cyclable, même pour « 2 mn » ! Vous mettez en danger le cycliste, obligé de se déporter au dernier moment, et vous êtes responsable en cas d'accident.

Dans certaines rues à sens unique où la vitesse est limitée, ne soyez pas étonnés : les cyclistes sont autorisés à rouler à contresens, au titre d'une disposition du code de la route ! Ces dispositifs, expérimentés pendant 6 mois en liaison avec la Préfecture de Police, permettent de faciliter les déplacements des cyclistes, tout en veillant à leur sécurité. Ils seront progressivement généralisés dans les voies limitées à 30 km/h.


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Couloirs de Bus

Les usagers ayant choisi la moto ou le scooter pour leurs déplacements sont de plus en plus nombreux : le nombre de 2 roues motorisés a augmenté de 8% en 2005. Les motards représentent ainsi 6,6% des « déplacements mécanisés de surface » « Paris-Paris ».

On a tendance à faire de multiples reproches aux motards : certains roulent dans les couloirs de bus, ou pire, sur les trottoirs, d'autres accélèrent de façon inconsidérée, serrent abusivement les voitures pour remonter les files de circulation... Néanmoins, les motards et autres utilisateurs de deux roues motorisés sont eux aussi fréquemment victimes d'incivilités. Ils sont pourtant des utilisateurs plus vulnérables et plus fragiles que les automobilistes de par leur moindre visibilité leur plus grande exposition aux blessures. A Paris, les usagers de 2 roues motorisées représentent près de la moitié des victimes d'accidents alors qu'ils ne représentent que 3% des déplacements effectués dans la capitale.

Merci !
En 2005, le nombre d'infractions constatées à l'encontre des motards pour circulation et stationnement dans les couloirs de bus a diminué de 26 % !

Source : préfecture de Police / Bilan des déplacements en 2005 à Paris

Pourquoi les motos ne sont-elles pas autorisées dans les couloirs bus ?

2 roues motorisés

• C’est avant tout un argument de sécurité : en absence de piste en site propre, les vélos roulent dans les couloirs de bus. Or, le différentiel de vitesse avec les vélos est très important et constitue un danger potentiel de collisions pouvant entraîner de graves blessures. Seuls les conducteurs professionnels avertis (chauffeurs de bus ou de taxi) sont autorisés à circuler sur ces voies réservées aux véhicules d’intérêt public (bus, taxis, véhicules d’urgence…).

 

Autos, motos, ne vous garez pas sur les arrêts de bus !

Un véhicule, même stationné aux extrémités de l’emplacement réservé empêche le conducteur de rapprocher le bus du trottoir. A cette distance, il est impossible de déployer la rampe d’accès et les voyageurs ne peuvent pas monter dans le bus, notamment les utilisateurs de fauteuils roulants. En outre, en vous garant sur les zigzags, vous risquez de 35 à 150€ d’amende et l’enlèvement immédiat en fourrière.

Consulter le dépliant « L’accès au bus pour tous »

 

A savoir
La Mairie de Paris a installé 4500 places de stationnement pour les 2 roues au cours de l'année 2005, portant ainsi le nombre d'emplacements à 29 000 contre 13 280 fin 2000.
La vitesse excessive est la principale cause des accidents (19%). 40% se produisent en pleine voie, 28% aux carrefours, 21% sur le boulevard périphérique et les échangeurs et 11% sur les places.

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