Paris est une ville active : premier parc européen de bureaux, elle concentre à elle seule 26 % des entreprises de la région et accueille chaque année 26 millions de touristes de loisirs ou d’affaire, qui font d’elle la ville la plus visitée du monde et l’une des plus attractive.
Une étude récente montre d’ailleurs que Paris se situe juste derrière Londres pour l’attractivité économique globale. Mais notre capitale prend la tête lorsqu’il s’agit de la qualité des transports internes, élément fondamental pour l’attractivité économique de toute métropole.
Entreprises, salariés, commerçants, artisans, livreurs, réparateurs, professionnels du tourisme, chacun a des besoins spécifiques en matière de déplacements. La Ville s'est donnée pour objectif de favoriser les déplacements qui sont sources de compétitivité et d'attractivité économique, tout en limitant les nuisances induites.
Travailler à Paris : la nécessité de transports en commun plus performants

900 000 Franciliens travaillent
dans la capitale
Pivot d’une région de 11 000 000 d’habitants au cœur de l’Europe, Paris compte 1,66 millions d'emplois.
Ces chiffres, qui témoignent du dynamisme de la capitale, illustrent également l’ampleur du flux de transports des salariés, majoritairement assuré par les transports en commun « lourds ».
Plusieurs actions ont donc été entreprises par la Mairie de Paris afin de renforcer les performances et le maillage des transports en communs de la capitale.
Afin d’améliorer les temps de parcours des principales lignes de bus, la Mairie de Paris a impulsé la mise en place de 17 lignes de bus Mobilien circulant en site propre. Sur les 3 premières lignes mises en service, les bus plus nombreux et plus réguliers, effectuent aujourd’hui leur parcours plus rapidement.
Le Tramway T3 circulera sur les boulevards des Maréchaux sud fin 2006. Il concernera 7 communes limitrophes, 166 750 habitants, 89 100 emplois et 340 commerces. 100 000 voyageurs seront attendus chaque jours. Son projet d’extension vers l’est et l’ouest fait déjà l’objet d’un débat public.
Le Noctilien : une solution efficace
pour les travailleurs nocturnes
Le Noctilien avec un réseau de 35 lignes de bus circulant toutes les nuits et reliant les grands pôles (gares et Châtelet), a été mis en place. Il contribue notamment à répondre à la demande des nombreux travailleurs à horaires décalés que compte
Paris et des noctambules, en matière de déplacements. Le succès récent des Noctiliens, +65% de fréquentation depuis l’augmentation des fréquences, en atteste.
Plus largement, la Mairie de Paris participe à hauteur de 30,38% au budget du STIF. Elle agit pour le développement de l’offre et de la qualité de service des transports en commun de toute l’Ile-de-France.
Conjointement à l’Ademe et à l’ARENE Ile-de-France, la Mairie de Paris encourage la mise en place de Plans de Déplacements Entreprise (PDE). Elle offre notamment un soutien méthodologique aux entreprises afin que ces dernières mettent en œuvre des PDE réduisant les déplacements automobiles de leurs salariés (encouragement du covoiturage, de l’utilisation des transports en commun, de l’usage du vélo…).
En savoir plus sur les déplacements des Parisiens et des Franciliens pour leur travail
Privilégier le dynamisme commercial des quartiers

Redistribuer l’espace public pour
plus de convivialité
Avec 60 000 commerces, Paris possède le taux de commerces de proximité le plus élevé de France, pour le taux de motorisation le plus faible (seuls 5% des achats sont faits en voiture). Contrairement à certaines idées reçues, commerce et quartiers piétons font donc bon ménage : le chiffre d'affaire du centre commercial des Halles est équivalent à celui des commerces de la ville de Lyon, alors qu'il se trouve au coeur d'un quartier piétonnier, exclusivement desservi par les transports en commun. Une étude récente réalisée par l'APUR démontre d'ailleurs que, loin de porter atteinte au commerce de proximité, les aménagements réalisés depuis 2001 par la municipalité se sont accompagnés d'un dynamisme commercial plus important, en particulier dans l'activité de proximité. L'évolution des commerces dans les zones rénovées reste donc tout à fait comparable à celle constatée dans le reste de la capitale.
L’aménagement de quartiers conviviaux offrant une place plus importante aux circulations douces a été entrepris par la Mairie de Paris. Ainsi depuis 2001, 21 quartiers verts ont déjà été réalisés sur les 36 inscrits dans le programme de la municipalité. 33 km de voies majeures ont été aménagées en « espaces civilisés » et les « zones 30 » ont été étendues.
Si le point fort des commerces des centres commerciaux de la périphérie est l’accessibilité aux voitures, celui des commerces parisiens est leur convivialité et leur intégration à la vie urbaine : commerces en tous genres côtoient lieux et activités culturelles, architecture de qualité et aménagements conviviaux…
Les Parisiens font majoritairement leurs courses dans l’environnement immédiat de leur domicile (67%), mais le commerce parisien attire également de très nombreux acheteurs de banlieue, de province et de l’étranger. Afin d’éviter à leurs clients de venir en voiture en cas d’achat volumineux, certains commerçants proposent des solutions de livraisons pour les articles encombrants. Ce service apprécié par la clientèle libère la chaussée d’un trop plein de véhicules. Il y a sans doute là un vivier pour la création d’entreprises dont la spécialité serait de livrer les particuliers.
Favoriser la vie des entreprises
C’est l’un des dossiers prioritaires du futur PDP, Plan de Déplacement de Paris. Certaines professions ne peuvent se passer de véhicule pour effectuer leur activité : les artisans réparateurs, certains commerçants et artisans, des professions paramédicales doivent être prioritaires sur la voirie, par des avantages en matière de stationnement et/ou de circulation. Plus massivement, ce sont les livraisons qui doivent être traitées. En effet, les chiffres sont impressionnants. Chaque jour, 90 000 tonnes de marchandises sont acheminées dans Paris, dont 90% par route, 7% par voie d’eau et 3% par le fer. Le revers de la médaille est un coût en constante augmentation lié à la flambée du prix du pétrole, et une pollution qu’il faut réduire sans handicaper le dynamisme économique de Paris. Le développement d’une logistique adaptée au milieu urbain pour le transport des marchandises est donc un enjeu majeur qu’il faut associer aux impératifs environnementaux.
Depuis 2002, une instance de concertation a été mise en place avec les transporteurs, les commerçants, les acteurs économiques et la Préfecture de Police afin de prendre en compte les besoins des professionnels dans les projets d’aménagement.

Des consignes automatiques
pour livrer les artisans
Parce que les livraisons sont indispensables à la vie de la cité, les emplacements qui leurs sont dédiés sont repensés. Par exemple, les réaménagements des couloirs de bus donnent lieu à la mise en place d’espaces réservés à l’approvisionnement des commerces. À terme, les aménagements de la Mairie de Paris permettront à chaque commerce de disposer d'une aire de livraison à moins de 50m. La protection de ces aires, la modification de la réglementation et une charte de bonne conduite permettront, entre autres, que les livraisons s'effectuent dans de bonnes conditions.
La mise en place de consignes automatiques Consignity en 10 points de la capitale est aussi une innovation au service des artisans : ils peuvent être livrés de façon sécurisée dans des parcs publics, à proximité de leurs lieux d’intervention.
Les chariots électriques : une solution non polluante adaptée aux livraisons parisiennes
A Paris, les véhicules « propres » de livraison sont devenus une réalité. La Mairie de Paris soutien activement les entreprises qui privilégient l’utilisation de véhicules peu polluants. Ainsi, véhicules roulants au gaz naturel et véhicules électriques en tous genres (petits camions, triporteurs, scooters, chariots) investissent peu à peu les rues de la capitale. Consultez ce document pour en savoir plus.
Enfin, la mise en place d’expériences de logistique fluviale et ferroviaire fait partie des mesures entreprises par la Mairie de Paris afin d’améliorer le transport et la livraison des marchandises.
Côté fluvial, un groupe de travail avec le port autonome de Paris a notamment été mis en place et 10 ports de transit « à temps partagé » sur la Seine ont été réactivés permettant l’utilisation alternée des berges entre les fonctions logistique et de loisirs.
Côté ferroviaire, un plan de développement a notamment été lancé avec la Direction régionale de l’équipement, la Région Ile-de-France, la SNCF et le Réseau ferré de France. Des espaces connectés au réseau ferroviaire ont été réservés afin d’y implanter des pôles logistiques.
Attrait touristique, Paris championne du Monde
Première ville touristique du Monde, Paris accueille 26 000 000 de visiteurs chaque année qui génèrent 140 000 emplois directs soit 10% des emplois parisiens. Ils se répartissent pour 50% en tourisme de loisirs et 50% en déplacement d’affaires et rapportent 8 milliards d’euros par an. Les visiteurs étrangers qui arrivent dans la capitale par l’avion ou le train et les provinciaux qui viennent majoritairement jusqu’à Paris en voiture (59%) se déplacent ensuite par les transports en commun, principalement en métro (89%), puis en autobus (23%) et en taxi (16%). Naturellement idéale pour découvrir une ville, la marche est également un mode de déplacement privilégié.
Les touristes, qui représentent environ 10% des utilisateurs du métro parisien, sont demandeurs d’un renforcement des fréquences de transports en soirée et la nuit, tout comme les Franciliens. Conformément au souhait de la municipalité, les métros et RER d'Ile-de-France devraient, d'ici la fin 2006, circuler une heure plus tard les vendredis et samedis soirs.

Les taxis participent pleinement
au transport collectif
Enfin, les taxis jouent un rôle central dans les déplacements des franciliens et des touristes, la Ville de Paris agit pour améliorer leur offre de service.
Des aménagement des abords de gares et des couloirs de bus en site propre sont engagés dans le cadre d'un dialogue régulier avec les professionnels du taxi et la Préfecture de Police.
Parallèlement, le CODEV (Conseil de Développement Economique Durable de Paris), la municipalité, la profession et l'Etat mettent en oeuvre des mesures, chacun dans leur domaine de compétences, tels que :
- l'augmentation du nombre de taxis avec la création de 1500 nouvelles licences sur plusieurs années,
- une nouvelle tarification pour inciter un plus grand nombre de chauffeurs à travailler aux heures de pointe,
- une nouvelle organisation dans les aéroports, notamment par la limitation de leur accès quand le temps d'attente est important,
- une réorganisation progressive des stations de taxis pour un meilleur maillage du territoire.
L'accord entre la Ville de Paris et l'association Paris Capitale Taxis définit également une charte de qualité sur l'accueil des clients, touristes et parisiens.
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