L'amélioration de l'offre de stationnement dans la capitale est une nécessité à laquelle travaille activement la Ville de Paris.
Faire se rencontrer l 'offre et la demande du stationnement résidentiel
A Paris, les automobilistes peuvent compter sur 770 000 places de stationnement. Presque 80 % de cette offre de stationnement se situe hors voirie, soit dans les parcs publics, soit sous les immeubles de bureaux ou de logements, comme le montre le schéma ci-dessous.

zoom
Répartition de l'offre
de
stationnement
En face de cette offre, qu'elle est la demande ? Les parisiens sont faiblement motorisés : on ne dénombre « que » 550 000 véhicules de résidents parisiens (plus de la moitié des ménages ne possède pas de véhicule).
A ces résidents, il faut ajouter les véhicules des travailleurs et des visiteurs.
Pourquoi la demande de stationnement ne rencontre telle pas toujours l'offre ?
Premier constat : les usagers préfèrent souvent stationner sur voirie pour de multiples raisons : proximité du lieu de destination, appréhension des espaces souterrains, ou tarif moins élevé (surtout pour ceux qui ne payent pas et évitent les PV : à Paris, seuls 45% des automobilistes respectent les règles !). Ainsi, on peut estimer que 5 à 10 % du trafic automobile parisien est lié à la recherche d'une place le long d'un trottoir.
Ce pourcentage pouvant atteindre 60 % dans certains quartiers !
Second constat : l'ensemble de l'offre de stationnement hors voirie n'est pas encore accessible à tous. Les places dans les garages privés utilisées par des entreprises sont généralement vides la nuit , alors que les résidents du quartier peuvent manquer de places à ces mêmes heures de vacance.
Les actions de la Ville de Paris en faveur du stationnement résidentiel
53 % des foyers parisiens n'ont pas de voiture et cette tendance devrait s'accentuer. Afin de permettre à l'autre moitié des Parisiens de garer leurs véhicules à proximité de leur domicile et d'utiliser les transports en commun, plusieurs mesures ont été prises par la Mairie de Paris :
Le tarif du stationnement résidentiel en surface a été réduit de 80% : il est passé à 0,50 € par jour (soit 2,50 € la semaine). Laisser son véhicule et prendre les transports en commun ne nécessite donc plus un effort financier trop important qui peut être dissuasif ;
Un nouveau zonage du stationnement résidentiel a été défini. Mieux adapté, il permet aujourd'hui aux résidents de trouver une place au plus près de leur domicile ;
L'extension du stationnement payant à toute la ville sera achevée fin 2006. Elle permet d'éviter l'occupation des places par des véhicules « ventouses » attirés par la gratuité, de limiter la durée du stationnement des visiteurs à 2 heures et d'offrir davantage de places aux résidents. Ainsi, ce sont 12-000 places supplémentaires en tarif résidentiel qui seront créées cette année grâce à la suppression des places gratuites qui subsistent en surface.
Une nouvelle répartition des places « rotatives » (celles où le stationnement est limité à 2 heures) et des places « résidentielles » est engagée par la Ville de Paris. Une étude a en effet démontré que les places « rotatives » étaient parfois trop nombreuses dans des rues peu commerçantes. Environ 25 % de ces places « rotatives » seront donc peu à peu transformées en places « mixtes » afin de rendre ces places également disponibles aux résidents parisiens.
Une tarification incitative est proposée aux résidents pour qu'ils puissent garer leur voiture dans les parcs publics. Cette action se fait au fur et à mesure des renouvellements de concessions ou d'avenants signés entre la Ville de Paris et les exploitants de ses parcs.

voir la carte
Localisation des parcs
publics concédés par
la
Ville de Paris
En 2005, 42 parcs publics ont déjà mis en place un tarif résidentiel allant jusqu'à 40% de réduction par apport au tarif des abonnés de base.
D'ici le printemps 2006, une vingtaine de parkings publics supplémentaires proposeront aux résident un tarif 30 % en dessous du tarif de base. Près de la moitié des parcs publics de la capitale offriront alors une tarification spécifique aux riverains.
D'importantes ressources de stationnement sont actuellement sous-exploitées : les immeubles des bailleurs sociaux notamment possèdent près de
30-% de vacance dans leurs parkings, soit près de 25 000 places encore non utilisées. Forte d'une expérience menée dans le XXè , la Ville de Paris travaille activement avec les bailleurs sociaux afin d'offrir des tarifs préférentiels aux riverains qui pourront disposer de ces places disponibles. De plus, afin de faire connaître ces places vacantes, la Ville souhaite mettre en place un système d'assistance à la recherche de stationnement hors voirie. Ainsi, offre et demande de places de stationnement hors voirie pourraient se rencontrer courant 2006. A terme, tout propriétaire pourrait utiliser ce système pour faire connaître ses places de stationnement disponibles.
La Ville de Paris explore d'autres pistes. Par exemple, pour les résidents qui utilisent peu leur véhicule, une tarification encore plus avantageuse est mise en œuvre pour la première fois dans le parc public Pyramides. Ce principe pourrait être généralisé à l'ensemble des parcs publics de la capitale. En outre, une réduction tarifaire pourrait également accordée aux véhicules propres.
Des parkings relais
Pour les habitants d'Ile de France qui se déplacent en voiture, il est indispensable de leur proposer des parkings, proches des gares, qui leur permettront de prendre les transports en commun. L'ambition du STIF (Syndicat des Transports d'Ile-de-France) est d'y pourvoir. Outre l'information sur l'existence même de ces parcs, le STIF prévoit un programme de signalisation, une mise en place de contrôles d'accès ou de tarification plus adaptée, l'amélioration du service voire l'extension de parcs existants ou la construction de nouveaux parcs. Ces politiques nécessitent un montage conventionnel et financier complexe puisque le STIF n'est pas maître d'ouvrage de ces parcs qui sont par ailleurs souvent concédés à des exploitants privés.
Circulation et stationnement pour tous
Visant l'objectif de 2% de places en surface accessibles aux personnes à mobilité réduite, 2800 places de parking sur la voirie leur sont attribuées
(à fin 2005).
La ville de Paris travaille activement à mieux adapter les places de livraison aux besoins des transporteurs, des commerçants, dans le cadre d'une instance de concertation permanente avec l'ensemble des acteurs économiques concernés et la Préfecture de Police.

Parking 2 roues- rue Odéon
Un frein à l'utilisation du vélo en ville vient d'un manque de lieux sécurisés de stationnement, d'une part sur la voie publique, mais surtout à domicile ou au travail . En accompagnement de la politique de développement de l'usage des bicyclettes, la Ville installe chaque année sur la chaussée 1000 emplacements équipés d'arceaux.
De même, afin d'organiser le stationnement des motos et scooters, la Ville aménage 1000 emplacements équipés par an.
En outre, si les immeubles récents disposent de locaux souvent partagés avec les poussettes, les habitations anciennes en sont dépourvues. Les co-propriétés sont incitées à étudier des solutions permettant un stationnement sécurisé des vélos à l'intérieur des immeubles.
De grandes métropoles mondiales comme New York ou Londres ont montré qu'une politique de stationnement volontariste peut contribuer à fluidifier le trafic sans l'augmenter ; mais cela nécessite certaines conditions : mener des actions différenciées selon les usagers et les quartiers et se donner les moyens de faire respecter les règles d'usage. Paris a besoin de remplir ces mêmes conditions.










